La multigestion pour profiter de l'expertise des meilleurs gérants
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Dan Sayag, Directeur Général d'Amilton AM, revient sur le contexte actuel porteur pour la multigestion

Retrouvez les citations de Dan Sayag, Directeur Général d'Amilton AM dans l'article de Benoît Descamps du 1 octobre 2018. Pour lire l'intégralité de l'article dans le magazine Investment Conseils, rendez-vous sur La librairie du patrimoine 

Longtemps décriée pour ses frais élevés, la multigestion devenue plus transparente retrouve aujourd'hui tout son intérêt, alors que le contexte de marché actuel rend de plus en plus indispensable la diversification des risques et des stratégies.

Bénéficier de l'alpha des meilleurs gérants

Dan Sayag, directeur général d'Amilton AM, estime que le contexte actuel est porteur pour la multigestion : «On observe une résurgence de la gestion de fonds de fonds qui, depuis la crise, avait été délaissée car les performances étaient satisfaisantes tant sur les fonds actions que sur les fonds obligataires. Ce regain d'intérêt pour la multigestion s'explique par une plus grande difficulté pour investir en direct avec des marchés actions chahutés et bien valorisés et un marché des taux très risqué et peu rémunérateur. La multigestion permet d'accéder à des stratégies différentes des moteurs traditionnels. Elle offre la capacité de s'exposer à des niches de marché et à des stratégies complexes, comme la performance absolue. Ainsi, le gérant d'un fonds de fonds dispose d'un éventail plus large pour construire son portefeuille. La multigestion permet de capter l'alpha des meilleurs gérants : aucune société de gestion ne peut prétendre disposer de l'ensemble des meilleurs asset managers de la place dans son équipe. Ainsi, si l'allocation d'actifs joue pour 80 % de la performance d'un fonds, la sélection de fonds et le suivi des risques permettent de maximiser la performance. Car un multigérant doit être capable d'assembler les stratégies en assurant une bonne diversification des styles de gestion et en analysant la corrélation des produits entre eux».

Des classes d'actifs qui deviennent accessibles

La multigestion permet d'accéder à des fonds ou des classes d'actifs non accessibles sur les plates-formes des CGP. «C'est plus particulièrement le cas sur les stratégies de performance absolue performantes qui sont souvent fermées à la souscription avant même de pouvoir être accessibles au grand public, précise Dan Sayag. Le multigérant est également à même d'identifier les futures pépites du marché. En tant que société de gestion indépendante, nos critères de sélection, s'ils sont rigoureux, restent souples, ce qui nous permet d'investir sur des sociétés encore jeunes, mais dont l'histoire des gérants et la stratégie de gestion sont attractives.»


Parmi les sociétés de gestion retenues par Amilton AM et qui sont peu ou pas référencées sur les plates-formes CGP, Constance et Associés (notamment le fonds Constance Be World géré par Virgine Robert), Kirao Asset Management ou encore SG Prévoir. Si Amilton AM propose de nombreux fonds de fonds dédiés à des CGP ou groupements de CGP, la société distribue également Amilton Solution, un fonds de fonds géré par François Pascal dont l'objectif est de réaliser une performance nette de 4 % par an sur un horizon de cinq ans avec une volatilité cible inférieure à 6 %. L'équipe dédiée à la sélection de fonds se compose de cinq personnes à temps plein.


L'objection des frais est aujourd'hui dépassée


L'argument consistant à rejeter les fonds de fonds à cause d'un empilement de frais venant grever de manière quasi inexorable la performance des fonds n'apparaît plus recevable. La réglementation a apporté la transparence nécessaire pour (quasiment) limiter le niveau des frais et, parallèlement, les multigérants réalisent leurs investissements via des clean shares, des parts de fonds réservées aux institutionnels, ou encore des ETF pour mettre en musique leurs allocations. «Le multigérant opère, grâce à sa taille, avec des parts de fonds moins chargées que celles référencées ce qui vient limiter les coûts pour le client final, précise Dan Sayag. Au sein d'un fonds de fonds, le gérant peut s'exposer via des ETF qui nécessitent de suivre un process de sélection spécifique, et agir de manière rapide via le recours à des produits dérivés.»

 

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