François Pascal intervient dans Newsmanagers : "Pour Amilton AM, la part actions fera la différence"
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En trois ans, Amilton Asset Management a doublé ses actifs sous gestion pour franchir le cap des 800 millions d’euros d’encours début 2018, dont 250 millions de gestion diversifiée. La société a aussi récemment fait peau neuve.

Fin septembre, la boutique dévoilait en effet sa nouvelle identité, positionnée pour « construire le futur » des investisseurs. Ce renouvellement s'est doublé d’une réflexion sur l’avenir de la société de gestion. Amilton Asset Management envisage par exemple « de probables évolutions à terme sur certains de ses fonds de fonds pour faire davantage d’investissements en ligne directe. » Etablir une politique d’investissement socialement responsable propre à la société est aussi étudiée. En attendant, Amilton Asset Management se renforce aussi sur le plan des équipes. Un gérant-analyste actions a rejoint la société début novembre et un second doit être nommé en janvier. Début 2019, un gérant-analyste de fonds viendra également compléter l’équipe de gestion diversifiée, qui comprend aujourd’hui François Pascal et Anthony Dalvin.

« Nous utilisons la gestion active sur un portefeuille d’options en partie comme une alternative au high yield. »

Construire le futur passe par un nettoyage de la liste d’achat de fonds actuelle pour le directeur de la gestion diversifiée François Pascal qui pointe un surplus. Selon lui, « un analyste de fonds peut vraiment connaître parfaitement une cinquantaine de produits. Quand on arrive à un certain degré de connaissance de l’univers des fonds, on acquiert une dimension supplémentaire dans l’analyse, » estime-t-il. Dans le process de sélection de fonds d’Amilton Asset Management, l’aspect quantitatif importe tout autant que
l’aspect humain. Elaborer des questionnaires types pour des due diligences ne sert pas à grand-chose, ce qui compte c’est de s’adapter au gérant, affirme François Pascal.

« Certains gérants voient ou comprennent des choses que les autres ne parviennent pas à voir. Cependant, autant ils seront bloqués dans leurs explications si on leur pose une liste de questions prédéfinies, autant ils ne le seront pas si nous avons une discussion normale. Il faut faire le lien entre ce que le gérant nous raconte et les chiffres. L’humain constitue une partie importante de la qualité de la sélection de fonds. On peut améliorer la réduction du risque ou d’autres points par le travail mais pour gagner de l’argent, il faut
nécessairement du talent, » développe-t-il, estimant nécessaire l’ouverture d’esprit pour anticiper les marchés de demain et une certaine dose d’humilité.

A l’écart du high yield

Pour l’heure, François Pascal reste convaincu que la part de l’exposition actions va faire la différence dans les portefeuilles indépendamment de l’allocation géographique. « Quelle part actions j’aurai en portefeuille lorsque les marchés chutent et quelle part actions j’aurai quand les marchés remonteront est une donnée fondamentale. Sur le segment actions, le marché haussier s’essouffle, l’année 2019 sera certainement heurtée, » décrypte-t-il. L’exposition actions sur le fonds patrimonial Amilton Solution varie actuellement de 40 à 50% dans l’optique de profiter d’un rebond à court terme des marchés. Géographiquement, cela se traduit par un tiers d’Europe, un tiers d’Etats-Unis/Japon et un tiers d’émergents.

« Sur la classe d’actifs actions marchés émergents, il m’arrive de jouer des fonds pays comme sur le Vietnam ou la Chine. Le Vietnam a un potentiel énorme sous certaines conditions. Cela dit, le problème des gérants de fonds pays est qu’ils ne peuvent pas se réfugier sur un autre pays en cas de problème local. S’agissant des fonds globaux, je pense qu’il est difficile d’avoir une expertise sur l’ensemble des régions du monde donc j’ai davantage tendance à les éviter, » indique le directeur de la gestion diversifiée d’Amilton Asset Management, qui ajoute être aussi bien exposé sur le crédit émergent que sur les obligations souveraines émergentes en devise dure. Les taux européens sont, eux, investis en direct, les emprunts italiens et espagnols présentant de belles opportunités dans un esprit de gestion long-short.

 

Adrien Paredes-Vanheule, Newsmanagers

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